MON ROI

MON ROI

J’ai été voir Mon Roi… Depuis le temps que je voulais le voir, enfin c’est fait. Je suis ressortie du cinéma, ravie et un peu chamboulée. Parfois on entend trop de bien des films, les critiques les tartinent d’éloges, ce qui provoque parfois une grosse déception après avoir vu la projection. Dans ce cas-là, Mon Roi est aussi bien que tout le monde le dit, même mieux ! Emmanuelle Bercot a très largement mérité son prix d’interprétation à Cannes. Enorme coup de coeur.

Avec Police, elle avait placé la barre très haute et bien, elle a franchi une nouvelle limite. Maiwenn prouve une nouvelle fois qu’elle est une excellente réalisatrice. Elle choisit toujours des sujets sensibles, touchants, profonds et réalistes. Sa vision des choses au travers de la caméra, cette manière de filmer rend les moments très intenses. La méthode d’improvisation qu’elle exige de ses acteurs rend les scènes plus réalistes et les émotions plus authentiques. Maiwenne rend la moindre petite chose intéressante, de la scène insignifiante, elle en fait quelque chose d’intéressant, au moment le plus violent où elle arrive à donner un aspect physique et organique à cet instant, la mise en scène du film est plus que solide.

Tony est victime d’un accident de ski et durant sa rééducation, elle va se remémorer les 10 ans passés avec l’amour de sa vie et le père de son enfant et ainsi se guérir au sens propre comme au sens figuré. Georgio, fascinant, beau, séducteur, égoïste, roublard, menteur, bourré d’humour et d’addiction, indomptable, infidèle, manipulateur, la liste est longue et Tony, femme « normale », rangée, raisonnable, dont la seule tare et non des moindres et d’être amoureuse, Maiwenn filme leur histoire d’amour. Du coup de foudre à la destruction psychologique, nous sommes spectateurs d’une relation qui va évoluer et s’aggraver. L’histoire est montée autour d’un précipice amoureux, d’une hystérie émotionnelle, d’une histoire d’amour toxique entre deux personnes qui s’aiment à en crever. Le film est passionnant, passionné, perturbant, déroutant, insupportable, il gêne, il dérange et il est écrit avec brio. C’est un sujet sensible, lourd et grave, une histoire passionnellement destructrice mais intensément captivante. Une histoire d’amour dangereuse entre une femme et son roi, mais quel roi ? Le roi des cons !

Le couple Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot fonctionne bien et leur prestation est exceptionnellement bien jouée. Le scénario tourne uniquement autour de ces deux personnages, les autres comédiens viennent se rajouter à leur vie mais aucun détail de leur vie privée n’est dévoilé. Ils sont là pour intervenir dans la relation, quand bien même, la difficulté de s’imposer entre les deux protagonistes pour mettre un terme à ce carnage devient un tâche quai impossible. Petite mention spéciale pour Louis Garrel qui endosse le rôle du frère de Tony et qui apporte un souffle humoristique à ce film très dramatique.

Possibilité de le voir pendant le French Film Festival #Australie.

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Une réflexion sur “MON ROI

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