UNE SEMAINE UN LIVRE

Marc Dugain et Christophe Labbé : L’Homme Nu

Dixième livre du défi une semaine / un livre

Cette semaine, j’ai lu l’Homme nu, la dictature invisible du numérique, un livre aussi intéressant qu’effrayant !

Pernicieux, addictif, destructeur, angoissant, problématique, fictif, illusoire, omniprésent, toxique, nuisible, voyeur, incontrôlable, intrusif, tout-puissant, internet a révolutionné notre mode de vie. Christophe Abbé et Marc Dugain tirent la sonnette d’alarme et lèvent le voile sur les grands de ce monde, les Big Data.

Avec l’effervescence des objets connectés, le train de la révolution numérique a atteint sa pleine vitesse. Une révolution dont nous sommes les esclaves volontaires. En nous connectant,  nous sommes dépossédées de nos données personnelles, nous offrons notre vie privée sur un plateau d’argent et renonçons à notre liberté. Tous nos faits et gestes sont contrôlés par l’IA. Désormais, les Big data savent tout sur nous; nos goûts, nos sorties, nos dépenses, des données qui sont stockées pour mieux nous contrôler. Nous pensons faire nos propres choix, or nous sommes guidés par ce matraquage numérique qui espionne nos faits et gestes afin de mettre face à de nouveaux ‘besoins’.

Je ne suis pas contre le fait de renoncer à un peu de liberté si c’est pour une bonne cause. Mais les Big Data vont trop loin. Selon les auteurs, Google a le pouvoir de distraire tout individu confondu, y compris les terroristes. Les Big Data font une alliance avec les services de renseignements et peuvent déceler le moindre comportement suspect. Il est donc légitime de se demander comment se fait-il qu’on subisse autant d’attaques? Finalement tout ça doit les arranger. Les intrusions, les failles dans leur système leur permettent de justifier d’une faiblesse et ainsi soulever des fonds. Plus d’argent pour plus de pouvoir et plus de pouvoir pour plus de contrôle encore.

Ces gros monstres dominent le monde et sont incontrôlables. Avides de pouvoir, ils usent de leur puissance sans règles ni remords jusqu’à rendre la démocratie totalement obsolète. Si quelqu’un a le malheur de s’attaquer à eux, là encore les Big Data ont tout le privilège de les faire taire avec un petit chantage en guise d’avertissement.

L’aiguille a transpercé ma peau sans douleur et l’héroïne s’est répandue jusqu’a m’offrir cette dose d’euphorie qu’aujourd’hui je redemande. Eh oui, se connecter est devenu aussi addictif qu’un shoot d’héro. Nous avons tous abdiqué et renoncé à notre libre arbitre. Plus de démocratie, de liberté, plus de règles, Facebook, Amazon, Google sont devenus les nouveaux Dieux. Ces Big Data sont notre terre et notre mère, elles sont aujourd’hui les toutes puissantes à qui nous à aspiré toute notre volonté à résister.

Les auteurs soulèvent des questionnements plus qu’intéressants sur les conséquences d’une connexion permanente. Je vous recommande vivement de lire ce livre effrayant de vérité, une vérité dont nous sommes conscients mais tellement enrôlés qu’il est difficile de décrocher.

Attractif, utile, accessible, enrichissant, international, « gratuit », pratique, collaboratif, ces technologies ne sont pas que nocives, elles ont fait progresser certains domaines comme celui de la santé et de la connaissance. Ces mutations sont aussi rapides qu’impressionnantes et frôlent le surnaturel pour faire progresser le monde. Notre univers se développe de manière exponentielle, qu’il serait presque facile de se projeter dans le futur.

Je pourrais en parler pendant des heures, alors je vous laisse le plaisir de le lire.  img_2329Une semaine un livre

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